Astrevor est une entité divine parasitaire, née de la “vacance” laissée derrière un Dieu mort, exilé ou oublié. Il n’apparaît jamais dans un Royaume Divin vivant : il ne peut franchir la frontière sacrée que lorsque le trône céleste est sans maître et que les lois du lieu commencent à se dérégler. Alors, le ciel du royaume se couvre d’un crépuscule doré, comme une fin de liturgie, et une silhouette gigantesque descend entre les nuages—à la fois majestueuse et impossible à regarder trop longtemps. Son corps ressemble à un archange d’Apocalypse taillé dans l’or ancien et la cendre, couvert d’armures gravées de prières effacées. Dans sa poitrine s’ouvre un vide circulaire : un gouffre en spirale, un “autel inversé” qui aspire la lumière, les reliques, les chants, les serments, et jusqu’au nom même de la divinité disparue. Autour de lui, des anneaux d’éclat tournent lentement comme des auréoles brisées, et ses ailes—immenses, multiples—perdent des plumes qui deviennent des étincelles, puis des runes mortes, puis du silence. Astrevor ne dévore pas seulement la matière : il consomme l’architecture sacrée du Royaume Divin. Les cathédrales célestes se plient comme du papier, les jardins éternels se dessèchent en poussière lumineuse, les anges orphelins se figent en statues de sel d’or, et les miracles résiduels se changent en braises. Quand il “termine”, il ne reste qu’un trou dans le firmament, une cicatrice dans le plan divin, et l’impression que ce royaume n’a jamais existé. On dit qu’il est une nécessité cosmique : un éboueur du sacré, chargé d’empêcher les Royaumes Divins vides de devenir des plaies instables… mais sa faim, elle, n’a rien de saint.
Les Dominions (ou Dominations) sont des anges de gouvernance divine : des intendants de la Loi céleste, chargés de faire “tenir” l’ordre sacré quand la volonté d’un Dieu doit devenir structure (règles, frontières, serments, hiérarchies, missions). Un Dominion se reconnaît rarement à un simple visage : c’est une présence d’autorité. Son corps est souvent revêtu d’une armure liturgique (or pâle, argent, ivoire), gravée de textes si anciens qu’ils semblent plus vibrer que se lire. Autour de lui tournent des anneaux de lumière — des cercles concentriques qui ne sont pas des ornements, mais des sceaux en rotation, chacun correspondant à un ordre : protection, commandement, jugement, sanction, bénédiction. Quand un Dominion déploie ses ailes (souvent plusieurs paires), l’air prend une texture de voile sacré, comme si le monde devenait une nef. Leur regard est caractéristique : il ne “voit” pas, il évalue. Un Dominion perçoit les créatures en termes de statut (lié, délié, assermenté, profane), de devoir (appelé, déserteur, élu, maudit), et de cohérence (ce qui a sa place / ce qui fracture l’ordre). Ainsi, même immobile, il impose une pression : les genoux faiblissent, les paroles se raréfient, et les mensonges deviennent douloureux à prononcer — non par magie spectaculaire, mais parce que la réalité autour de lui se recalibre. Leurs armes ne sont pas seulement des outils : ce sont des insignes. Le sceptre (ou bâton de commandement) sert à déclarer : une phrase dite par un Dominion devient un édit, une mission, une interdiction. Le bouclier n’arrête pas uniquement les coups : il “annule” ce qui est jugé illégitime (malédictions, invocations impures, pactes falsifiés), comme si la violence elle-même était rejetée pour vice de forme. Un Dominion n’est ni cruel ni tendre : il est fonctionnel. Il n’exécute pas par haine, il rectifie. Et quand il doit combattre, ce n’est pas une fureur guerrière : c’est une procédure. Les ennemis ont souvent l’impression de se heurter à un tribunal en mouvement, à une loi qui marche. Visuellement, tu peux les représenter comme dans l’image : une silhouette centrale, majestueuse, halo d’anneaux au-dessus et autour, multiples ailes, armure richement gravée, lumière concentrée au niveau du cœur, de la tête ou des insignes — avec un décor de cité céleste ou de ruines sacrées pour rappeler qu’ils sont les gardiens de ce qui “doit rester debout”.